De loin la plus petite île de l’archipel avec 6,5 km de longueur et 4 km de largeur, Corvo compte 461 habitants qui se regroupent dans l’unique bourg de l’île, Vila do Corvo. Formée par l’affleurement d’un cône volcanique, elle culmine à 718 m. Un séjour à Florès, sa « grande » voisine, est une excellente occasion d’aller visiter cette petite communauté qui a longtemps vécu simplement et parfois complètement isolée.
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Cliquer sur l'image pour agrandir - Source Regiao de Turismo Açores  | 
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Un peu d’histoire Une colonisation tardive due à l'isolement
| Roc volcanique perdu dans l’Atlantique, Corvo n’a pas suscité l’intérêt des premiers colons de Flores. Après quelques tentatives infructueuses, Gonçalo de Sousa envoie au milieu du XVIe s. quelques esclaves sur l’île pour faire garder ses troupeaux et quelques années plus tard ils sont rejoints par des habitants de Flores. La population de l'île s'accroît jusqu'à disposer au début du 17e siècle d'un prêtre résident.
Une attaque de pirates restée dans l'histoire
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Tout comme Flores Corvo a été la cible d’attaques de pirates et de corsaires. L’histoire a retenu ce raid mené en 1632 par dix navires pirates algériens, qui avaient pour objectif de capturer la population pour en exiger une rançon ou les vendre comme esclaves. Les 200 habitants, armés de haches et de pierres, réussirent à repousser les assauts des pirates. Ce succès inespéré ainsi que l’absence de pertes du côté des défenseurs fut considéré à l’époque comme un miracle de Nossa Senhora do Rosário, vénérée sur l’île, et rebaptisée à cette occasion Nossa Senhora dos Milagres (Notre Dame des Miracles).
| Les baleiniers, l'émigration, l'isolement enfin rompu | Aux 18e et 19e siècles, les baleiniers américains viennent y recruter une partie de leur équipage et notamment des harponneurs particulièrement appréciés. Le 19e siècle marque le début de l’émigration, principalement vers les Etats Unis où nombres de marins choisissaient de s’installer à la fin de leur contrat sur les navires baleiniers. Actuellement l’économie de l’île repose essentiellement sur la production de fromage, le port et l’aérodrome ont rompu l’isolement qui était la règle pendant des siècles et permis de s’ouvrir (en toute modération) au tourisme. Il ne faut pas hésiter à passer quelques jours à Corvo, une expérience rare de participer à la vie d’une petite communauté accueillante qui a longtemps vécue repliée sur elle-même, isolée en plein atlantique.
Les points d’intérêt O "Caldeirão" Le
grand cratère du volcan désormais éteint, à l'origine de la formation
de l'île, recouvert d'un lac d'où émergent de petits ilots.
Le tour de l'île Ou
l'on pourra découvrir de magnifiques points de vue et admirer la ponta
do Marco, une formation rocheuse d'origine basaltique qui évoque un
homme à cheval
Les moulins à vent (moinhos de vento) Un ensemble de trois moulins à vent situés au sud de la ville.
Igreja de Nª Srª dos MilagresConstruite en 1795, on y trouve une effigie de la patronne de l'île, Notre Dame des Miracles, dont l'intervention selon la légende aurait permis à la population de repousser sans dommages une attaque de pirates
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Les incontournables de Corvo
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